Développer des dispositifs d’acculturation à l’écriture de recherche : un enjeu didactique et épistémologique

Notre article analyse deux dispositifs d’acculturation à l’écriture de recherche, expérimentés l’un auprès d’étudiants de master pour les préparer à la production de mémoires, l’autre auprès de formateurs chargés de les accompagner dans ce processus. Dans un premier temps, nous présentons les sources scientifiques qui sous-tendent ces dispositifs, sources qui mettent l’accent sur les spécificités des écrits de recherche, sur le contexte particulier de leur production à l’université (à mi-chemin entre la recherche et la formation), sur une vision de l’écriture comme processus, qu’il faut accompagner, et sur les bénéfices didactiques d’une prise en compte aussi bien des savoirs et des savoir-faire (textuels et génériques) en jeu que du rapport singulier et complexe que chaque scripteur entretient avec l’écriture. Dans un deuxième temps, nous décrivons les dispositifs mis en œuvre, ce qui permet de montrer que le second (celui des formateurs) est une adaptation du premier qui, lui-même, a été mis au point après une longue période de maturation. Enfin, nous revenons sur les résultats obtenus à partir de l’analyse d’un corpus constitué de données écrites (notamment des mémoires et des journaux d’écriture). Ces résultats mettent en lumière un grand investissement dans l’écriture en termes d’énergie et une insécurité scripturale qui semble liée aux types de textes produits et qui est en partie surmontée, grâce à sa verbalisation et au travail sur les conceptions de l’écriture. Par l’accent mis sur le caractère dynamique de l’écriture, les deux dispositifs permettent aux participants de poser l’écriture comme impliquant plusieurs tâches que l’on peut étaler dans le temps, limitant ainsi la surcharge cognitive et donnant la possibilité de réaliser des retours sur le déjà-produit.

Pour lire l’article: https://pratiques.revues.org/3201

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